CAIETELE ECHINOX. VOLUME 38 / 2020.

PLANETARY SPACES THE HUMANITIES AT THE CROSSROADS OF THE LOCAL AND THE POST-GLOBAL

Laura T. Ilea, Corin Braga

Disponibilitate: stoc epuizat

„Le concept d’espace planétaire provient de l’ère d’avant la pandémie de 2020. Un temps où la majorité des thèmes discutés dans ce volume couvaient sous la perception d’un espace où les frontières semblaient poreuses (ou du moins elles étaient représentées comme telles, dans de larges projections planétaires), même si des populations précarisées étaient exclues du « festin collectif » ; où les narrativités de la catastrophe semblaient des négociations sur une carte qui flottait entre le réel et le fictionnel, même si des nécropolitiques se déployaient à une vitesse ahurissante, sans même qu’on s’en rende compte; où le tourisme du dégât prévalait, sous son nom de code d’exploitation, et les communautés planétaires signifiaient plutôt antagonisme entre la périphérie et le centre. Tout ce statu quo a éclaté en morceaux le jour où la pandémie de coronavirus du début de l’année 2020 envahit les imaginaires, les droits de l’homme, instituant des états d’urgence, fermant les frontières, inculquant l’anxiété, reprouvant l’autre et percevant l’être humain comme une possible source de contamination. La question reste ouverte si le prétexte biologique est capable de déclencher une réévaluation biopolitique de proportions, à l’intérieur de la triade médias-économie-politique. Des discours philosophiques et futurologiques explosent à présent, imaginant des scénarios apocalyptiques où le plus complexe organisme sur l’échelle biologique, l’humain, est mis à nu par le non-humain par excellence, le virus (M. Visniec); des philosophes de l’histoire avertissent contre le danger qu’un tel chaos pourrait engendrer, réactivant des structures totalitaires dans des états non-démocratiques (Y. N. Harari); ou bien ramenant à la raison, en invoquant un trop humain virus ( J.-L. Nancy); avertissant également sur le recul possible des droits individuels devant le droit de dernier recours à la survie, de la vie nue exposée à la précarité et à l’extinction (G. Agamben); affirmant, désabusé, que la vie après le coronavirus serait pareille, peut-être légèrement pire, du fait que les tendances actuelles seront tout simplement accentuées : la solitude, le manque de contact humain direct, exacerbé par la virtualisation et la numérisation dans le futur proche; l’individualisme également, qui montera en flèche; l’âgisme, le mépris de la vieillesse (M. Houellebecq).” (din „Introduction”)

 

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ISBN ISSN 1582-960X
Anul apariției 2020
Format B5
Număr de pagini 368
Copertă cartonată Nu